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Santé visuelle : focus sur l’amblyopie

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Savez-vous ce qu’est l’amblyopie ? Ce trouble oculaire, également appelé syndrome de l’œil paresseux, touche des milliers d’enfants ! Il se traduit par une baisse de l’acuité visuelle d’un des yeux. Ce défaut d’usage d’un œil est généralement réversible, à condition d’être traité à temps. Quelles en sont les causes et comment la prendre en charge ? Focus sur l’amblyopie !

L’amblyopie : qu’est-ce que c’est ?

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L’apprentissage moteur et sensoriel d’un nouveau-né est un travail fastidieux et de longue haleine ! Le principal réside bien souvent en la coordination : ses membres fonctionnent mais il lui faudra apprendre à palper et à marcher ; ses oreilles entendent mais il lui faudra apprendre à localiser et à écouter ; et c’est également le cas de ses yeux ! Si ceux-ci voient, il lui faudra apprendre à les utiliser. Cela passe par le fait de faire le focus, mais aussi de coordonner ses yeux pour créer une vision stéréoscopique.

Il arrive cependant quelquefois durant les premières années de l’enfant qu’un œil ne se développe pas convenablement. Qu’il s’agisse d’un strabisme, d’une maladie oculaire ou d’une différence importante d’acuité, il en résulte que le cerveau pénalise alors l’œil incriminé et le court-circuite. L’enfant s’habitue alors à ne voir qu’avec le plus performant de ses deux yeux : c’est l’amblyopie.

C’est donc le cerveau et ses connexions neuronales qui en sont responsables, et non pas les yeux comme on pourrait le croire !

Détecter une amblyopie

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Chez l’enfant atteint d’amblyopie, l’œil pénalisé, le “paresseux”, est de moins en moins sollicité. Il en découle une perte des notions de contraste, de perspective et de profondeur. Pour ces raisons, si un enfant louche (la croyance populaire est fausse, les bébés ne louchent pas tous à la naissance), paraît maladroit ou semble favoriser un côté de la tête, il faut absolument consulter un ophtalmologiste !

Le rôle des parents, mais aussi des opticiens quand ils sont sollicités, est alors primordial et pour cause : détectée de manière précoce (avant 4 ans idéalement), l’amblyopie se corrige aisément, voire totalement. Dans certains cas, celle-ci est détectable dès trois mois, notamment grâce au test Bébé-Vision réalisé chez les ophtalmologistes.

Aussi, notre adhérent Essilor a dédié une page d’aide aux parents pour repérer rapidement les troubles de la vue du nouveau-né.

Comment traiter l’amblyopie ?

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Pour traiter l’amblyopie, il s’agit avant tout d’obliger l’œil “paresseux” à travailler ! Cela est nécessaire au plus tôt pour profiter de la plasticité cérébrale de l’enfant : c’est en effet le cerveau qui est rééduqué quand on occulte l’œil qui voit bien.

L’ophtalmologue prescrira un plan de bataille adapté à chaque enfant amblyope :

  • En portant des lunettes et/ou un cache-œil :
    Les lunettes permettent de corriger l’acuité de l’œil ou des yeux. Elles peuvent aussi occulter la vision de l’œil le plus performant grâce à un filtre ou un verre teinté. Le “paresseux” est alors forcé de se mettre au travail ! Un cache-œil est également utilisé pour l’occlusion, à porter progressivement de quelques minutes à plusieurs heures par jour.
    Des lunette électroniques, les Amblyz, existent désormais, bien qu’elles soient encore peu distribuées en France.
  • En consultant un orthoptiste :
    Les yeux aussi peuvent faire de la gymnastique ! L’orthoptiste propose ainsi des séances de rééducation visuelle via des exercices oculaires pour coordonner le travail des yeux afin qu’ils travaillent à nouveau en équipe.
  • En l’opérant :
    Également esthétique,la chirurgie de l’amblyopie permet de réaligner mécaniquement les yeux. Celle-ci est en effet préconisée en cas de strabisme. L’opération atténue ou supprime ainsi la déviation d’un œil par rapport à l’autre.

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Contraignant pour les parents et l’enfant, le traitement de l’amblyopie est cependant efficace ! De quelques semaines à plusieurs années, il dépend du type de celle-ci mais aussi de la précocité de la détection. Le plus tôt étant le mieux comme bien souvent. Alors, en cas de doute, n’hésitez jamais : invitez à consulter un ophtalmologiste !